Alfred L. Jones


Le coeur amérindien

Le coeur absent, l'âme à la porte,
je ramasse des feuilles mortes.
Je voudrais tant, je ne peux pas.
Qui viendra s'occuper de moi?...

Je touche toujours un peu plus le fond,
c'est de plus en plus noir...

Viendra-t-il celui
qui mettra de l'ordre dans ma Maison?
Froidure au dos, coeur angoissé.
Sonne le glas d'une vie passée.
Les mains tremblantes, l'oeil assassin,
je tuerais volontiers mon voisin.

Vienne la profondeur de l'oubli,
que je connaisse enfin
celui en qui je pourrai
reposer mon âme,
mon coeur amérindien...

Et tu m'es alors apparu:
l'âme d'un poète, le coeur à nu;
ta main a caressé mon front.
J'ai vu le soleil des matins,
en moi l'espoir!
Il ne suffit que de vouloir...
J'ai marché des milles depuis,
n'ai plus jamais senti la pluie.
Dans mes cheveux chantent le vent.
Je me laisse bercer par le temps.

J'ai le coeur au bleu,
comme un fleuve heureux...


G.R.


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